Atomic
Bart présente :
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LE PLAN DE FAMILLE
Notre histoire à nous, enfant du XXe siècle est faite de plans, on a tous été élevé au cinéma, que ce soit en salle ou à la télévision, que ce soit par passion ou non. Qui d'entre-nous n'a jamais vu un Chaplin, un Hitchcock, un Truffaut, un Renoir ? Le cinéma nous a tous conditionné, c'était d'ailleurs, dès le début, le but d'Hollywood : par le biais du cinéma "américaniser le monde".
Il y a des plans gravés en nous, qui, si l'on se met à s'intéresser au cinéma, ressurgissent, comme des fantômes. On les voit apparaître dans notre vie, dans une soirée, au travail, dans la rue, devant un écran, dans un autre film que l'on avait oublié, et qui renaît par l'un de ses plans qui en est, pour nous, la synthèse.
Plus on voit de films, mieux on les voit, parce que dans chacun d'entres eux
ils y a, volontairement ou non, l'histoire du cinéma. N'oublions pas que
toute les techniques cinématographiques ont été trouvées avant l'arrivée
du parlant, et que l'on a eu tendance, au début du parlant, à les oublier et
de faire du théâtre filmé. Et, si une partie des grands cinéastes du muet
on vu leur carrière ne pas passer le cap du parlant, leur art, lui, perdure
encore.
L'on se rend compte
petit à petit que le cinéma est un tout, une suite.
Ainsi The Slepper nous ramène à
Buster Keaton, l'Éloge de l'amour à Bresson, Baisers volés à Tati, Que la
bête meure, L'Oeil du malin (...) à Hitchcock, La Haine à Taxi Driver...etc...
Aussi nous pouvons voir dans Mon oncle d'Amérique de Resnais, tout à coup, sur l'île, un plan typique de Bergman, cela nous rapproche du film, on a une histoire en commun.
Godard a dit que la meilleure critique d'un film est un autre film, cela peut être aussi le plus bel hommage.