Atomic
Bart présente :
ci18ne95ma
IL FAUT VOIR ET REVOIR
"Il n'est pas de volupté plus virile que de demander à nos douleurs anciennes comment elles ont pu déterminer nos actions présentes. Il n'est pas de volupté plus virile que de demander aux empreintes de ceux qui nous ont préparé nos demeures actuelles de nous révéler par ce qu'ils ont été le pourquoi de ce que nous sommes" (Elie Faure : Introduction à l'Art Grec)
Revoyez donc Nosferatu de Murnau, revoyez donc Vampyr de Dreyer et regardez ensuite le Dracula de Coppola, vous ne l'en aimerez pas moins, bien au contraire. Dreyer après avoir vu Nosferatu à eu envie de faire un film de vampires, Coppola après avoir connu presque cent ans de l'histoire du cinéma a eu envie de faire son Dracula en s'appuyant sur ses aînés et en essayant de faire différement.
Revoyez donc La Règle du Jeu de Renoir, revoyez donc Citizen Kane de Welles, vous y admirez (entres mille choses), la profondeur de champ ce fut un tournant de l'histoire du langage cinématographique.
Revoyez donc A Bout de Souffle de Jean-Luc Godard, les 400 Coups de François Truffaut, Le Beau Serge de Claude Chabrol, le cinéma dans le monde(et le monde du cinéma) en fut transformé après eux.
Il y a eu évidemment en plus des noms que j'ai cité plus haut d'autres
très grands cinéastes, je pense à Chaplin, à Lang et Hitchcock, à Cocteau, Pagnol,
Ford, à Mizogushi, René Clair, Kurosawa, à Resnais... Je pense
à Édouard et Caroline de Jacques Becker, à Zéro de conduite de Jean Vigo,
à la Dolce Vita de Fellini, à Pier Paolo Pasolini, à Roberto Rossellini, à
Melville et son terrible Samouraï, à Jacques Tati... Que de noms, que de
souvenirs, que de plaisir, que d'émotions.... Et que de noms, que d'œuvres
à découvrir, à redécouvrir.
Ces artistes ont
apporté leur poésie, leur génie parfois. Ils ont construit et inventé (et l'on sait que tout
quasiment était trouvé à l'époque du muet), image par image, plan par
plan, bobine par
bobine, l'Art du XXème siècle, comme l'on construit un temple,
avec ardeur.
Il ne faut pas hésiter à revoir les films comme on regarde un tableau de Botticelli, comme on écoute un concerto de Beethoven, comme on lit le roman de Brahm Stocker : Dracula.
Une Œuvre, si elle en mérite le nom, n'a pas d'âge et son créateur est éternel.