Atomic
Bart présente :
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LA LIBERTÉ DE L'AUTEUR DU FILM
Le cinéaste auteur, ne filme pas le scénario qui est, pour lui, un outil, une aide, et c'est tout.
" Une Partie de Campagne et Les Bas Fonds illustrent bien ce que je pense des raports entre le scénario et la prise de vues. Ces rapports sont caractérisés par un manque de fidélité apparent. Il y a un monde entre le plan et le résultat final. Néanmoins, mon infidélité n'est que supperficielle, car je crois être toujours resté fidèle à l'esprit général de l'oeuvre. Un scénario, pour moi, ça n'est qu'un outil que l'on change au fur et à mesure que l'on progresse vers un but qui, lui, ne doit pas changer..." Jean Renoir
Le film ne se fait réellement qu'au montage, c'est là finalement que le film "s'écrit", c'est là que l'alchimie image/son se fera, et que le, les rythmes seront donnés. On peut tout faire, tout changer avec le montage, c'est pourquoi il impensable qu'un cinéaste en soit écarté (le fameux final-cut). Combien de film on-t-ils été ainsi amputés, mutilés, remontés, et je pense une fois de plus à l'Atalante et La Règle du Jeu (mais ils y en a malheureusement bien d'autres).
Mais les contraintes infligés par les produteurs peuvent parfois être détournées et l'on peut en faire quelque chose de sublime. Je pense au Mépris de Jean-Luc Godard. La scène du début du film où l'on voit Brigitte Bardot, nue, avec Michel Piccoli, a été rajoutée.
En effet les producteurs avaient exigé qu'il y ait une scène de nu avec Bardot dans le film, Godard a donc du retourner, il l'a fait mais il a fait ce qu'il a voulu, ce qu'il a voulu avec ce qu'il a pu ! Ca a donné un chef-d'oeuvre.