Atomic Bart présente :
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Par le Commencement  

C'est-à-dire par Pierrôt le Fou, car c'est par lui, je veux dire pour moi, que tout à commencé. Il y a eu avant, et l'après, c'est tellement mieux.  

Je suis passé plusieurs fois devant la télé, quand j’était plus jeune, me demandant à peine ce qu’était cette bizarrerie. Pour moi le cinéma c’était un mot, mais qui en somme ne voulait rien dire. Est-ce que je savais pour quelle raison(s) j’aimais où n’aimais pas tel où tel film, je ne m’en souviens pas.

 Et puis un jour (un soir) j’ai mis la cassette et… ça y était… j’étais tombé dedans.

 Une image (juste), des mots, un montage, une musique. J’avais découvert quelque chose ! Tout ça mélangé, ça vous reste dans la tête, on vit avec, alors on le regarde encore, puis d’autres Godard, puis on lit, on découvre d’autres cinéastes (dont je vous parlerai plus tard)…

Voici ce que dit Godard dans une interview donné aux Cahiers du Cinéma en 1965 : « …on est toujours déconcerté par quelque chose. Il y a quinze jours, un dimanche après-midi, j’ai revu Octobre à la Cinémathèque. Il n’y avait que des enfants. C’était la première fois qu’ils allaient au cinéma. Ils réagissaient donc comme à leur premier film. Ils étaient peut-être déconcerté par le cinéma, mais pas par le film. Par exemple, Ils n’étaient pas déconcertés par le montage rapide et synthétique. Quand ils verront un Verneuil, ils seront déconcertés, parce qu’ils diront : tiens, il y a moins de plans que dans Octobre… »

Je ne puis que vous conseiller de voir ce film, si vous avez de la chance dans un ciné-club, sinon en dvd. C’est à vie que vous vous souviendrez de Marianne Renoir et de Ferdinand Griffon…

 

Atomicbart@worldonline.fr

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